3 Octobre 2021 - Couleurs d'automne et dendrocygne à ventre noir en Estrie
- Vanessa Millette
- Oct 13, 2021
- 3 min read
Updated: Mar 24

C'est dimanche matin, un dimanche gris et humide. Exaspérée par la température de la fin de semaine, je décide de jeter un coup d'œil aux oiseaux rares des alentours, question d'injecter un peu de positif dans la journée. Un dendrocygne à ventre noir en Estrie attire mon attention. Nous n'avons jamais vu cette espèce magnifique au bec et aux pattes roses vifs. Il n'en fallu pas plus pour que nous préparions nos caméras, des collations et que nous partions vers un coin encore méconnu pour nous, l'Estrie et Chaudière-Appalaches.

Plusieurs alternatives de trajet s'offraient à nous. Dominique décida d'emprunter la 55 étant donné qu'il ne l'avait pas vu depuis longtemps et que les couleurs risquaient d'être sublimes le long de cette route. Il ne s'était pas trompé ! Le rouge des érables faisait place au jaune des peupliers au rythme des chansons de Plume Latraverse qui jouaient dans la voiture.
Mon cher amoureux a toujours préféré les rangs de campagne au gris terne de l'asphalte des autoroutes. C'est pourquoi il aime bien bifurquer sur ces routes lorsque l'occasion se présente. Par conséquent, nos trajets sont souvent peu conventionnels mais oh combien intéressants. Les fermes se succèdent, des panneaux routiers de traverse de vaches remplacent ceux des cerfs de Virginie et il n'est pas rare d'apercevoir un rapace plonger vers une souris aventureuse.

Cette fois-ci, ce fut les chèvres qui attirèrent notre attention. Je leur voue un grand amour.
Plusieurs d'entre elles se prélassaient sur un amas de rochers, au soleil, les yeux aux pupilles horizontales lorgnant les voitures qui passaient devant elles. Nous arrêtâmes jeter un coup d'oeil à ce qui semblait être une fermette. Le Nirvana de la Faune était fermé jusqu'à l'an prochain. Cela ne nous empêcha point de descendre de la voiture et de flatter quelques ratons laveurs encagés dans un minuscule enclos. Incertains d'apprécier le peu d'espace que leur propriétaire leur avait conféré, nous partir pleins de questionnements...(Nous irons évidemment visiter cet endroit l'an prochain et amasser plus de détails sur leur mission.)
La poursuite du dendrocygne nous mena au Parc du Lac-Aylmer où il est régulièrement aperçu en compagnie de ses amis colverts. Ne connaissant pas cet emplacement, nous étions loin d'imaginer que nous aurions la chance de marcher le long du lac, sur une plage de sable chaud parsemée de points d'eau. Un sentier à l'Ouest des dunes nous fit contourner un étang et découvrir une dizaine d'espèces de champignons, plus intéressants les uns que les autres. La mycologie est un grand mystère encore pour nous, mais suite à l'écoute du documentaire "Fantastic Fungi" sur Netflix, notre intérêt est grandissant. Il est fascinant de constater les diverses formes, couleurs et textures des champignons.
À l'est du Parc, se trouve le point de départ des sentiers aménagés. Ces derniers mènent au Marais Maskinongé et à sa tour de vue où plusieurs photographes font preuve d'une patience d'or en attendant que leur sujet fasse son apparition. Malheureusement, aucun dendrocygne en vue ce soir là. Les raretés ne sont pas toujours au rendez-vous !

Sur notre retour, nous fîmes un arrêt pour admirer le coucher de soleil du bout du Quai du Lac Aylmer. Un dernier stop à la Marina de Disraeli conclu notre périple d'un jour au travers de 3 régions administratives; Chaudière-Appalaches, le Centre-du-Québec et l'Estrie.
Photographie de Dendrocygnes à ventre noir - eBird
Photographies du Marais Maskinongé - Tourisme Cantons-de-l'Est
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